Rassemblement républicain – 19/10/2026
Mesdames et Messieurs les maires, Mme M les élus,
Mesdames, Messieurs,
Ce rassemblement, je l’ai voulu simple, sobre, dépouillé de toute fioriture.
Il n’y aura pas d’autre prise de parole, pas de chant. Seulement ces quelques mots, et la lecture de l’appel lancé par l’Association des maires de France.
Car le seul fait d’être ici, ensemble, rassemblés dans le silence, dit mieux que tout discours notre émotion profonde et notre volonté commune : que cela cesse.
Répondant à cet appel, j’ai souhaité vous réunir, d’abord pour vous dire que je partage votre colère et votre stupeur.
Mais mon devoir de maire est aussi de vous appeler au calme et au discernement.
Manifester est un droit, garanti par notre Constitution. Les revendications qui s’expriment sont souvent légitimes, et elles méritent d’être entendues.
Il ne saurait donc y avoir aucun amalgame entre celles et ceux qui manifestent pacifiquement, et ceux qui ne sont là que pour casser, piller, voler.
Nous ne sommes pas ici pour juger.
Nous ne sommes pas ici pour désigner des coupables. Nous sommes ici pour dire, d’une seule voix :
STOP à cette violence aveugle et stérile.
Ma première pensée va à celles et ceux qui ont été frappés alors qu’ils n’y étaient pour rien.
Je pense d’abord aux commerçants. Certains ont vu disparaître, en quelques minutes, le fruit du travail de toute une vie.
Je pense aussi aux victimes que l’on ne voit pas : les salariés, les fournisseurs, les artisans, tous ceux qui travaillent avec et pour ces commerces. Derrière chaque vitrine brisée, derrière chaque pillage, ce sont des emplois qui vacillent.
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La mairie de Limoges. La mairie de Marseille. L’office de tourisme de Lyon.
Et, plus près de nous, ici même, à La Côte Saint-André : le mobilier urbain du jardin de ville, la balançoire de nos enfants, les distributeurs de sacs de propreté.
Qu’ils soient spectaculaires ou plus modestes, chacun de ces actes est une atteinte portée à la République, un manque de respect envers la France, un refus du vivre-ensemble.
Alors, qui va payer ?
Les assurances ? Elles reposent sur un fonds commun. Ce sont nos cotisations, à toutes et à tous, qui augmenteront.
Les communes ? Leurs ressources, ce sont vos impôts. Et je vous le dis avec gravité : la commune de La Côte Saint-André n’est pas assurée au-delà de deux millions d’euros.
Au bout du compte, c’est toujours la collectivité, c’est-à-dire chacun d’entre nous, qui paie.
Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour parler d’avenir. Pour parler de ce qui nous unit.
Il nous faut comprendre, afin que de telles scènes ne se reproduisent pas.
Alors se pose une question : comment agir, ici, à notre échelle ?
Je crois profondément que le dialogue demeure le premier outil pour faire avancer une société.
Nous, élus locaux, nous proposons de recueillir la parole des jeunes, des étudiants, de l’ensemble de la population. Nous savons qu’il sera difficile de la faire entendre jusqu’aux décideurs nationaux.
Mais nous devons essayer. Nous devons tout tenter pour apaiser cette colère qui, aujourd’hui, nous échappe.
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J’appelle au calme, dans les jours qui viennent, et lors des prochaines manifestations.
J’appelle à l’échange et au dialogue.
Les portes de la mairie vous sont ouvertes :
dès demain, j’y ouvrirai un registre de propositions, pour que chacun puisse contribuer à améliorer les choses.
J’adresse enfin notre soutien et notre reconnaissance aux forces de l’ordre, policiers et gendarmes, aux sapeurs-pompiers, ainsi qu’aux élus des communes durement touchées.
Vive la République !
Vive la France !
Joël GULLON
Maire de La Côte Saint-André
