Pourquoi j’aime toujours être maire
« Je ne voudrais pas votre place. » On me le dit souvent, presque toujours avec bienveillance. Et il est vrai que la fonction a changé. Notre société est devenue plus exigeante, plus pressée.
Chacun est plus attentif à lui-même qu’à son prochain.
Le regard porté sur les élus n’est plus tout à fait ce qu’il était. C’est ainsi, et je ne m’en plains pas.
Car je vous le dis simplement : j’aime toujours autant cette fonction que les électeurs m’ont confiée. Plus une chose est difficile, plus j’ai envie de la mener à bien.
Le maire est sans doute l’un des derniers interlocuteurs de proximité à qui l’on puisse encore parler directement, sans intermédiaire. On vient parfois me voir énervé : peu importe. Si l’on repart avec le sentiment d’avoir été écouté, même sans la réponse espérée, alors j’ai rempli mon rôle.
Et puis il y a cela, d’extraordinaire : j’apprends de chaque échange, y compris des désaccords. Peu de fonctions donnent autant à comprendre de la vie d’une commune et de ceux qui l’habitent.
C’est tout cela qui, chaque jour, me donne envie de poursuivre. Et de vous dire simplement merci : la confiance que vous m’avez accordée reste une fierté.
